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Grève dans des casinos de Monaco



Grève dans des casinos de Monaco

Les fanatiques de machines à sous n’ont pu assouvir leur passion, le 18 et 19 mars dernier, au Casino de Monaco, au Café de Paris et au Monte-Carlo Bay. En effet, une affiche leur précisait : « la salle est exceptionnellement fermée aujourd’hui ». La raison de cette fermeture est simple l’intégralité des 114 salariés du secteur appareils automatiques étaient en grève. Ils ont décidé de ne pas ouvrir les portes des salles des slots, comme tous les jours à 10h, de 3 des 4 établissements de jeux d’argent de la Société des Bains de Mer (SBM). Le Sun Casino était le seul casino ouvert du rocher, ses employés n’ayant pas les mêmes statuts.

Les revendications

Les revendications des grévistes étaient simples. Ils désiraient l’annulation du plafonnement sur la prime d’intéressement. « Notre revendication porte sur 100 € par mois pour chaque employé » annonce un représentant du syndicat des jeux automatiques. « On regrette d’en arriver là car c’est notre outil de travail » déclare un gréviste désirant rester anonyme. « Certes, on a des bons salaires - 3 500 € - mais on veut plus par rapport à notre rendement ». Aux vues de l’augmentation impressionnant du chiffre d’affaire, on peut imaginer qu’il doit être florissant. En effet, le Produit Brut des Jeux 2006 / 2007 est de 118,9 M€, ce qui représente une évolution de 23 % comparé à celui de l’année précédente.

Un premier préavis de grève pour Paques

L’idée de la grève trottait dans la tête des employés depuis quelques jours déjà. Un premier préavis fixait un arrêt de travail pour Pâques. Il a été annulé lorsque la direction a affirmé être près à négocier. Le 17 mars 2009, les responsables syndicaux se sont entretenus avec Jacques Maire, le directeur des ressources humaines de la SBM. Néanmoins, ces offres n’ont pas été acceptées, ce qui a entraîné les employés à faire grève le 18 puis le 19 mars.

La position de la direction

D’après les responsables de la SBM, « les raisons qui ont amené ce mouvement relèvent d’une question acquise traitée l’année dernière. Il est impossible de revenir chaque année sur des accords, surtout quand ils sont significatifs. La prime en question a doublé en trois ans, pas les profits ».

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