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Colony Capital vend ses parts dans le groupe Barrière à Accor



Colony Capital vend ses parts dans le groupe Barrière à Accor

Jusqu’ici, le groupe Barrière était composé de 3 grands actionnaires. La famille Barrière-Desseigne était majoritaire avec 51 % du capital, le groupe Accor en possédait 34 % et le fond d’investissement Colony Capital 15 %. Cette situation vient de changer. En effet, Colony Capital vient de céder ses parts au groupe Accor qui détient dorénavant 49 % du capital du groupe Barrière.

Le départ de Colony Capital

Le fond d’investissement possédait des parts dans le casinotier depuis 2004. Selon le contrat, il avait le droit de se retirer pendant des moments précis, soit le mois de mars 2008, 2009 ou 2010. Toujours en 2004, le groupe Accor casinos s’était rapproché du groupe Barrière pour créer le casinotier le plus important d’Europe. Par contre, Accor casinos est une filiale du groupe Accor mais également de Colony Capital.

Un départ dû à la crise financière qui impacte l’industrie du casino

Actuellement, à cause de la crise financière notamment, l’industrie du jeu d’argent est au plus mal. Colony Capital a vendu ses parts à cause de l’évaluation, de 5 banques spécialisées dans le domaine du jeu et de l’hôtellerie, qui le lui conseillait. Malgré tout, le groupe Barrière doit rembourser un prêt qui s’élève à 100 millions d’euros au fond d’investissement sous forme d’obligations.

Vers un futur retrait du groupe Accor ?

A l’heure actuelle, le groupe Accor est devenu actionnaire minoritaire de Lucien-Barrière avec 49 % des parts de la société. Le départ de Colony Capital lui a coûté plus de 140 millions d’euros en achat de ses parts de 15 %. Néanmoins, d’après les mots de Gilles Pélisson, président du groupe Accor, « à terme, nous n’avons pas vocation à rester dans les casinos ». Cette déclaration est tout à fait claire pour le groupe Barrière qui vient d’essayer de conquérir le marché du jeu en ligne avec son site Internet lecroupier.com en Angleterre puis bientôt, en France, dès que la libéralisation du marché sera effective et qu’il aura obtenu la licence de jeu de l’hexagone. Ainsi, le groupe Barrière va devoir sûrement trouver rapidement d’autres partenaires si le groupe Accor décide de vendre, lui aussi, ses parts.

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